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A student sits in a classroom and uses an iPad managed by Jamf School.

Rapport de l’UNESCO : la technologie a-t-elle vraiment transformé l’éducation ?

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a récemment sorti son Rapport GEM (suivi de l’éducation dans le monde) 2023, intitulé « Les technologies dans l’éducation : Un outil à la portée de tous ? ». Le rapport se montre sceptique quant à la capacité des technologies à relever « les défis les plus importants dans le domaine de l’éducation ».

Voici le point de vue de Jamf.

La technologie a-t-elle pour but de relever les défis les plus importants de l’éducation ?

Selon nous, ce n’est pas le cas, et mesurer l’usage de l’informatique dans les écoles à travers ce prisme mettra toujours en évidence l’insuffisance des technologies. Les technologies numériques peuvent être de formidables outils pour résoudre des problèmes clés et même transformer l’éducation, en s’appuyant sur des modèles pédagogiques tels que TEAL+ ou Active Learning.

Ont-elles transformé l’éducation ? Dans certains endroits et avec certains modèles, c’est tout à fait le cas. Dans d’autres cas, elles ont simplifié et harmonisé la mise en œuvre des approches pédagogiques et des programmes existants.

Reprenons les arguments de l’UNESCO point par point.

Affirmation : Les preuves indiquant que les technologies améliorent l’éducation sont minces.

« Il existe peu de preuves solides de la valeur ajoutée des technologies numériques dans l’éducation, » indique le rapport. « La technologie évolue plus vite qu’on ne peut l’évaluer : les produits de technologie éducative changent tous les 36 mois en moyenne. »

Réponse : Les analyses des technologies ne se focalisent pas assez souvent sur les aspects vraiment importants.

Bien souvent, quand une organisation évalue l’impact des technologies sur un domaine ou un autre, elle se concentre sur les technologies elles-mêmes et passe à côté des personnes qui les utilisent.

Il n’est jamais facile d’isoler la cause unique d’un changement dans une école : une nouvelle attitude ? un nouvel outil ? un nouvelle approche ? C’est la raison pour laquelle les enquêtes sur l’impact des technologies donnent des résultats aussi variables.

Une chose est claire : les connaissances, les compétences et la confiance des enseignants sont la clé de toute transformation. La technologie peut soutenir les résultats à plusieurs titres, mais elle n’en sera jamais l’unique responsable.

Pour que les outils éducatifs soient un atout pour l’apprentissage, les personnes qui les examinent et les utilisent doivent savoir :

  • Comment une technologie donnée peut inspirer les enseignants et les élèves
  • Comment on peut l’utiliser pour réduire la charge de travail des enseignants et des administrateurs
  • Si elle permet la création de nouvelles formes d’évaluation qui favoriseront la réussite des étudiants

Affirmation : les bénéfices des technologies éducatives ne sont sensibles que pour certains.

« La technologie permet maintenir des millions de personnes en contact avec l’éducation, mais en exclut beaucoup d’autres, » déclare l’UNESCO.

Le rapport reconnaît que la radio, la télévision et les téléphones mobiles contribuent à l’éducation des populations vivant dans des régions reculées. Mais tout en reconnaissant le mérite de l’apprentissage à distance, qui a « empêché l’éducation de s’effondrer pendant les fermetures dues au Covid-19 », l’UNESCO rappelle que 31 % des élèves dans le monde – et 72 % des plus pauvres – n’ont pas bénéficié de cette technologie.

Le rapport souligne également que « le droit à l’éducation devient synonyme de droit à une connectivité significative, mais l’accès reste inégal. » Comme le précise l’UNESCO, au niveau mondial, seuls 40 % des écoles primaires, 50 % des collèges et 65 % des lycées sont connectés à Internet.

Découvrez comment les hubs d’innovation Jamf MATTER mettent en place des connexions Internet et des modèles d’apprentissage de pointe dans des pays où la connectivité est faible. >>

L’UNESCO reconnaît une chose : « les technologies accessibles et la conception universelle ont ouvert des perspectives aux apprenants handicapés ».

Réponse : les technologies accessibles et le design universel ont ouvert des perspectives à tous les élèves.

Comme c’est toujours le cas ou presque, répondre aux besoins des étudiants handicapés améliore l’accessibilité pour tous, en particulier dans les écoles qui ont fait le choix de la Conception universelle de l’apprentissage (CUA).

La CUA est une nouvelle approche qui utilise la technologie – la technologie ne peut que soutenir et permettre la mise en œuvre de ce modèle d’apprentissage. La CUA ne se contente pas de cibler les besoins. C’est un principe de conception axé sur les résultats plutôt que sur le processus : en cela, elle peut permettre à de nombreux apprenants, quels que soient leur parcours et leurs capacités, de mettre en avant leur compréhension et leur connaissance d’une matière, tout en cultivant les capacités de réflexion cognitive.

Vous voulez en savoir plus sur la CUA ? Découvrez comment Jamf School aide les écoles à emprunter la voie de la CUA dans notre e-book : « Mettre en œuvre la conception universelle de l’apprentissage (CUA) dans les salles de classe innovantes à l’aide de la technologie ». >>

(Et même si cette technologie et la conception universelle n’ouvraient réellement des opportunités qu’aux élèves handicapés, les personnes handicapées représentent au moins 20 % de la population mondiale. Cela fait beaucoup de monde.)

Affirmation : Essayer de suivre le rythme des technologies épuise les ressources des systèmes des écoles.

« Le rythme rapide de l’évolution des technologies met les systèmes éducatifs à rude épreuve, » indique le rapport de l’UNESCO. Si « les pays commencent à identifier les compétences numériques qu’ils veulent privilégier dans les programmes scolaires et les normes d’évaluation, elles l’ont longtemps été par des acteurs non étatiques et principalement commerciaux. »

Réponse : On peut utiliser la technologie pour alléger la pression sur les systèmes scolaires.

Les écoles qui utilisent la technologie avec succès savent que la technologie est un outil en soutien – ni plus, ni moins.

Prenons l’exemple de ce district scolaire, qui utilise une MDM telle que Jamf School pour gérer et sécuriser une flotte d’appareils Apple répartie sur plusieurs écoles. L’administration a rationalisé et automatisé son informatique : elle a désormais besoin d’une équipe plus réduite qui peut, en outre, consacrer du temps à des innovations éducatives.

Dans la plupart des cas, la technologie n’est qu’un outil de plus. Cette trousse numérique facilite l’utilisation de styles d’enseignement flexibles, les évaluations, la planification des devoirs et bien d’autres choses encore. Les personnes habituellement confrontées aux difficultés de la gestion des classes ou de la motivation des élèves ont la possibilité de faire une pause et de réfléchir à ce qui servira le mieux leur district, leurs écoles et leurs classes.

Souvent, ce sont les élèves qui déterminent comment la technologie peut soutenir leur apprentissage et leur avenir. Une fois qu’ils ont acquis ces compétences de base initiales, ils peuvent les développer et en faire des savoir-faire indispensables pour un futur emploi.

Et quand les académies et les enseignants savent qu’un même problème peut être résolu de plusieurs façons, ils peuvent se libérer de l’approche « taille unique » de la salle de classe traditionnelle. Ils impliquent les élèves pour leur apprendre à résoudre les problèmes de façon créative et à exercer leur esprit critique.

Affirmation : Les achats de technologie peuvent être court-termistes.

« La technologie est souvent introduite pour combler une lacune, indique le rapport, sans tenir compte des coûts à long terme. »

Ces coûts pèsent sur :

  • Les budgets des États, au travers des subventions pour l’équipement en technologies et la connexion Internet
  • L’environnement, à cause des émissions de CO2 liées à la fabrication des ordinateurs portables
  • Le bien-être des enfants, à cause des dangers en ligne et de la surveillance qui s’exerce sur eux à l’école

Selon le rapport, les émissions de CO2 qu’on pourrait économiser en prolongeant d’un an la durée de vie de tous les ordinateurs portables de l’Union européenne équivaudraient au retrait de près d’un million de voitures de la circulation.

Réponse : Il est possible de réduire les coûts et d’augmenter les protections.

Budgets

On peut faire une énorme différence en choisissant d’investir dans des technologies ayant un TCO plus faible, une durée de vie supérieure et des systèmes de sécurité responsables qui respectent la vie privée des élèves.

Les appareils bon marché peuvent sembler attrayants au premier abord. Mais opter pour de meilleurs outils, comme les appareils Apple, c’est non seulement réduire les coûts à long terme, mais aussi protéger plus efficacement les élèves et les écoles. Tout en investissant véritablement dans leur éducation.

Et on ne parle pas seulement d’investissement financier. Dans l’éducation, la technologique ne se limite pas à fournir un accès à l’Internet ou un logiciel pour rédiger un CV. Quand elle est bien intégrée dans une salle de classe, centrée sur les élèves et encadrée par une pédagogie solide, la technologie soutient de nombreux processus d’apprentissage et d’enseignement :

  • Corrections
  • Évaluation
  • Communication
  • Collaboration
  • Pensée critique
  • Implication des élèves

Certes, les appareils ont un coût initial. Mais s’ils ont un impact sur l’apprentissage, il convient de prendre en compte l’impact total de l’investissement, au-delà du simple ROI.

Environnement

D’autres coûts budgétaires et environnementaux sont à prendre en compte : si on utilise la technologie pour planifier les cours, distribuer des documents, de combien réduit-on les coûts d’électricité, de toner et de papier pour les photocopies ? Et si les élèves peuvent rendre leurs travaux sous forme numérique ? Est-ce que cela permet aussi d’économiser du papier ?

Nous avons de bonnes nouvelles à ce sujet : les appareils Apple ont un TCO moins élevé, tout simplement. Cela s’explique en partie par le fait que ces machines bien conçues durent plus longtemps. Et cela contribue également à la protection de l’environnement.

Le bien-être des enfants

Des technologies comme Jamf Safe Internet offrent une protection de pointe contre le phishing, les sites dangereux ou inappropriés, les logiciels malveillants et bien plus encore. De plus, un produit de sécurité comme Jamf Safe Internet associé aux appareils Apple garantit une protection sans faille de la vie privée des élèves.

Affirmation : Les écoles et les états doivent prendre la cybersécurité au sérieux.

« La législation sur la protection des données n’en est qu’à ses débuts ; les risques en matière de sécurité ne peuvent être écartés. »

L’UNESCO fait un diagnostic : la sécurité en ligne des enfants, celle des données des écoles et la protection contre les cybercriminels sont défaillantes à l’échelle mondiale.

« Seuls 16 % des pays garantissent la confidentialité des données dans l’éducation par une loi, » indique le rapport. Malheureusement, toujours selon l’UNESCO, « malgré cette législation, les droits de l’enfant n’étaient toujours pas protégés » dans dix de ces pays.

« Le secteur de l’éducation est de plus en plus la cible de cyberattaques, » indique le rapport. « Aux États-Unis, le nombre d’écoles touchées par des cyberattaques dans 45 académies a presque doublé entre 2021 et 2022. »

Réponse : Les écoles peuvent dès maintenant adopter de puissantes protections en matière de cybersécurité.

La perspective peut être effrayante : on pense aux enfants qui accèdent à des sites web dangereux, aux pirates informatiques qui infiltrent les réseaux et dérobent des données sensibles pour les revendre, à la vie privée des élèves bafouée par des protocoles de sécurité trop stricts.

Mais ce n’est pas une fatalité, et les écoles n’ont pas à attendre que les gouvernements leur imposent des obligations.

Quand les écoles et les académies prennent sur elles de sécuriser les données et de protéger les élèves et leur vie privée, elles peuvent éviter les failles coûteuses et les logiciels malveillants, tout en mettant les élèves à l’abri.

Surtout, elles vont réaliser des économies : en évitant des violations, bien sûr, mais aussi sur le coût des systèmes de sécurité de pointe, de filtrage de contenu puissant et de sécurité basée sur le comportement, en profitant des remises scolaires et en choisissant le même fournisseur pour la MDM et la protection des terminaux.

La technologie n’est pas la solution pour l’éducation.

C’est un outil, qui doit aider les enseignants et les institutions à réduire la charge de travail, à trouver des solutions aux problèmes éducatifs et à optimiser les budgets.

Il ne fait aucun doute que le monde dans lequel nous vivons est peuplé de technologies, et que les compétences numériques constituent une part importante du parcours d’apprentissage des élèves d’aujourd’hui. Les établissements ont tout intérêt à utiliser la technologie pour préserver la concentration des élèves, aider ceux qui ont des besoins spécifiques et mettre en place des modèles d’éducation modernes.

Mais attendre de la technologie qu’elle se charge de l’enseignement n’est pas la solution.

La technologie, c’est :

  • Un moyen d’offrir des possibilités d’apprentissage accessibles et flexibles
  • Une compétence importante pour les futurs adultes
  • Un outil qui permet aux enseignants de gagner du temps en matière de planification et d’évaluation

La technologie ne va pas sauver le monde. Mais la bonne technologie peut vous aider à le faire.

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