« Géré » n’est pas synonyme de « sécurisé »
Découvrez pourquoi « géré » n’est pas synonyme de « sécurisé ». Identifiez les angles morts des environnements exclusivement couverts par une solution MDM et apprenez à les résoudre grâce à l’intégration d’une solution de sécurité des points de terminaison.
Introduction
La gestion est un aspect essentiel de l’administration des appareils dans le monde d’aujourd’hui.
La console de la gestion des appareils mobiles (MDM) peut donner de nombreuses informations sur le parc d’appareils :
- Est-ce que les configurations de référence sont déployées ? Oui.
- Est-ce que les règles assurent la conformité du parc ? Absolument.
- Est-ce que les rapports d’inventaire sont précis ? Affirmatif.
C’est très rassurant de savoir qu’on peut réaliser n’importe quelle opération parce que tout est bien géré.
Mais votre parc d’appareils est-il sécurisé ?
Dans cet article, nous expliquons :
- La différence entre « géré » et « sécurisé »
- Comment mettre au jour les failles de sécurité cachées
- Et quelles méthodes permettent de les corriger
Ce que fait la MDM et ce qui lui échappe
La gestion des appareils mobiles (MDM) est le fondement de la stratégie de gestion des moyennes entreprises. Elle a été conçue pour centraliser et faciliter la gestion des terminaux, en veillant à ce que les appareils inscrits soient conformes à tous points de vue :
- Système d’exploitation à jour
- Installations d’applications
- Profils de durcissement
- Accès configuré
- Paramètres imposés par des règles
Sur cette couche reposent tous les autres aspects de la gestion des appareils, comme l’identité et la sécurité, qui interagissent avec elle.
Il faut toutefois souligner une distinction importante avant de poursuivre : « géré » n’est pas « sécurisé ». La MDM n’a jamais été conçue pour remplir des fonctions de sécurité des points de terminaison :
- Suivi de l’état de santé
- Prévention des menaces sophistiquées
- Détection des comportements à risque
- Mise en évidence des activités suspectes
- Mise en quarantaine des appareils compromis
Le processus de gestion ne peut pas se passer de sécurité.
Réfléchissez-y : si un appareil n’est pas géré, il n’est pas sécurisé ; si un appareil n’est pas sécurisé, c’est qu’il n’est pas géré.
L’un ne va tout simplement pas sans l’autre.
Où apparaissent les lacunes et pourquoi sont-elles difficiles à voir ?
La gestion et la sécurité sont deux notions fondamentalement différentes. Pour mieux le comprendre, faisons une analogie avec une voiture.
La gestion fournit au service informatique des informations détaillées sur le matériel et les logiciels des appareils ; autrement dit, elle décrit sur ce qui se cache sous le capot, comme le rendement de la combustion du moteur, l’état du filtre à air ou l’usure des bandes de roulement des pneus.
La sécurité apporte de la visibilité sur les facteurs qui affectent les performances des appareils. Dans une voiture, les performances et la sécurité se dégradent lorsqu’on néglige certaines opérations : si la vidange n’est pas effectuée conformément aux recommandations du constructeur, le moteur peut être endommagé ; un filtre qui n’est pas remplacé à temps va détériorer la qualité de l’air dans l’habitacle ; et si vous oubliez de changer de pneus, il peut devenir dangereux de continuer à rouler sur certains terrains.
Pour résumer, les administrateurs informatiques doivent entretenir leur environnement comme on entretient sa voiture. Pour ce faire, ils doivent disposer d’un maximum d’informations pour prendre des décisions éclairées.
Grâce à la télémétrie détaillée fournie par Apple, une solution de sécurité des points de terminaison apporte de précieux renseignements sur l’état et le fonctionnement des appareils : défauts de conformité, comportements inhabituels, mises à jour et correctifs manquants, etc. Le service informatique peut s’appuyer dessus pour configurer ses paramètres et ses règles de gestion des appareils.
Quelques exemples de lacunes de visibilité de la MDM que vient combler la sécurité :
- Les écarts de configuration qui émergent progressivement, qu’il s’agisse du téléchargement d’une application non autorisée, ou d’une modification de la configuration d’un appareil qui ne signale pas d’infraction
- Les retards dans les mises à jour du système d’exploitation ou des applications sur des appareils gérés qui ne se sont pas connectés depuis longtemps ou qui sont restés éteints pendant un long moment
- Les activités suspectes telles que les logiciels malveillants non identifiés qui s’exécutent silencieusement sur des appareils gérés
- Les incohérences dans les autorisations, telles que le maintien d’identifiants dont les titulaires ont quitté l’organisation ou changé d’équipe
- Les pannes liées à l’intégrité des appareils et dues à des retards ou des lacunes dans les données de télémétrie, les serveurs étant obligés d’attendre que les appareils se connectent
Pour combler le fossé
Votre première réaction sera sans doute de vous demander comment le service informatique peut se défendre contre ce que la MDM ne voit pas. Pour qu’une stratégie globale de gestion des terminaux donne les résultats escomptés, les administrateurs doivent adapter leur perspective et accorder autant d’importance à la gestion qu’à la sécurité, sans subordonner l’une à l’autre.
Pour bénéficier d’une bonne visibilité et suivre en temps réel ce qui se passe sur les appareils, les équipes informatiques doivent faire reposer des couches de sécurité sur des bases solides. La gestion des appareils mobiles ne se limite pas à définir des règles, à déployer des applications, à établir les paramétrages initiaux, ni à envoyer des commandes à des utilisateurs : elle est la couche fondamentale sur laquelle reposent et s’articulent tous les autres aspects de votre stratégie.
L’intégration est la clé
Quand les solutions de gestion des appareils et de sécurité des points de terminaison sont étroitement intégrées, elles agissent comme des « lunettes à rayons X » permettant d’analyser en profondeur le fonctionnement matériel et logiciel des appareils. Les contrôles d’identité et d’accès reflètent alors l’état des appareils en temps réel, qu’ils soient utilisés au bureau ou à distance.
De plus, le niveau de granularité offert par la protection des points de terminaison permet de détecter de nombreux aspects qui échappent à la MDM :
- Signaux comportementaux
- Processus suspects
- Indicateurs de compromission (IoC)
- Menaces malveillantes et sophistiquées
Enfin, en combinant les atouts des solutions de gestion et de sécurité, cette intégration facilite la mise en place de workflows qui appliquent les règles et corrigent les anomalies en continu. Les dérives de configuration sont détectées avant que les failles ne puissent être exploitées, tandis que la réponse automatisée aux incidents atténue les menaces pesant sur les appareils et préserve leur conformité.
Conclusion
Même un parc d’appareils bien géré n’est pas à l’abri des failles de sécurité. La MDM constitue la base qui permet aux équipes informatiques des moyennes entreprises de déployer, configurer et surveiller les appareils. L’étape suivante consiste à assurer la prise en charge des aspects pour lesquels elle n’a pas été conçue : détection des menaces, signalement des comportements à risque, détection en temps réel des dérives de configuration, etc.
Pour combler ce manque de visibilité, il faut d’abord envisager la gestion et la sécurité comme des couches complémentaires, et non interchangeables. Une fois intégrées, ces solutions appliquent les règles en continu et corrigent rapidement les anomalies. Le résultat : votre parc géré est également véritablement protégé.
Identifier les lacunes
Suivez les étapes ci-dessous pour mesurer le fossé qui sépare la gestion de la sécurité au sein de votre organisation.
- Évaluez votre console MDM actuelle pour comprendre ce qu’elle détecte ou non, comme les menaces ou les anomalies comportementales.
- Identifiez les dérives de configuration, dues à des correctifs manquants ou à des problèmes de contrôle d’accès, qui ont émergé entre deux prises de contact avec le serveur.
- Déterminez le temps que vous pourriez gagner dans la réponse aux incidents en recourant à la télémétrie en temps réel plutôt qu’à des vérifications planifiées pour valider l’état de fonctionnement des appareils.
- Identifiez les workflows de remédiation qui reposent encore sur une intervention manuelle plutôt que sur une prise en charge automatisée.
- Déterminez si les contrôles d’accès prennent immédiatement en compte les changements d’état des appareils, qu’ils soient locaux ou distants.
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